Les Brésiliens parlent portugais car le Portugal a colonisé le Brésil à partir du XVIe siècle, imposant ainsi sa langue aux habitants de ce territoire.
Quand le navigateur portugais Pedro Álvares Cabral débarque au Brésil en 1500, ça marque le début de l'implantation portugaise en Amérique du Sud. À cette époque, les indigènes locaux parlaient une multitude de langues très différentes entre elles. Les Portugais, en s'installant durablement dans la région, imposent progressivement leur langue à travers l'administration, la religion et surtout le commerce. Durant ces premiers siècles, des colons, missionnaires et marchands venus du Portugal apportent avec eux des expressions, des accents et un vocabulaire qui formeront plus tard le socle du portugais parlé au Brésil aujourd'hui.
Avant l'arrivée des Portugais, des centaines de langues indigènes étaient parlées au Brésil. Mais dès le XVIe siècle, les colons portugais se sont installés en nombre sur la côte brésilienne, imposant progressivement leur langue à travers le commerce, l'administration et la religion catholique. La création de villes portuaires importantes comme Rio de Janeiro ou Salvador a fortement contribué à diffuser le portugais dans tout le pays. Les populations locales ont vite compris qu'adopter la langue du colon était souvent synonyme d'opportunités économiques et sociales. Pendant plus de trois siècles, ce processus a gommé ou marginalisé beaucoup de langues indigènes. Une grande majorité a aujourd'hui disparu. Le portugais européen apporté par les colons a évolué au contact des langues natives et africaines, créant ainsi la particularité du portugais parlé aujourd'hui au Brésil.
Le portugais parlé au Brésil aujourd'hui doit beaucoup aux langues indigènes comme le Tupi-Guarani, dont plein de mots se sont incrustés dans le vocabulaire quotidien, notamment pour nommer des fruits (ananas, acajou), des animaux (jaguar, piranha) ou des lieux (Iguaçu, Copacabana). Côté influence africaine, ramenée avec le trafic d’esclaves, elle se retrouve surtout dans les expressions familières, le rythme du langage parlé et des mots devenus super courants comme cafuné ("caresse dans les cheveux") ou moleque ("gamin"). Ces mélanges culturels ont donné au portugais brésilien son caractère super vivant, rythmé et coloré qu’on connaît aujourd'hui.
Dès son indépendance en 1822, le Brésil mise sur l'éducation pour renforcer la langue portugaise. L'école publique obligatoire, lancée progressivement au 19e siècle, vise à répandre une forme unique et standardisée du portugais. Puis, au fil du 20e siècle, les gouvernements adoptent des programmes d'alphabétisation massifs pour atteindre les régions les plus reculées et les populations rurales ou autochtones. Dès les années 1930, sous Getúlio Vargas, s'impose même une politique plus stricte où l'usage du portugais devient clairement une affaire d'État, étendant fortement la langue nationale au détriment des langues indigènes. Plus tard, dans les années 1960 et 1970, la diffusion des médias (radio, télévision) joue aussi son rôle en popularisant une variété nationale du portugais qui gomme peu à peu certains accents régionaux. Aujourd'hui encore, l'école reste l'outil numéro un du gouvernement brésilien pour imposer un portugais national unifié, avec des programmes scolaires et des manuels standards diffusés sur tout le territoire.
Le portugais a été imposé comme langue de communication par des politiques éducatives et administratives dès la colonisation portugaise, afin d'unifier linguistiquement le pays et faciliter l'administration coloniale.
Lors de l'arrivée des Portugais au 16ème siècle, plus d'un millier de langues amérindiennes différentes étaient parlées au Brésil, et certaines d'entre elles ont influencé profondément la prononciation et le vocabulaire actuels du portugais brésilien.
Avec environ 215 millions de locuteurs natifs, le portugais brésilien est la variante du portugais aujourd'hui la plus parlée dans le monde, devant celle parlée au Portugal.
Le portugais brésilien possède plusieurs mots issus des langues indigènes (comme 'abacaxi' qui signifie ananas) et africaines (comme 'cafuné', qui signifie une caresse affectueuse à la tête).
Le portugais et l'espagnol appartiennent à la même famille linguistique (langues romanes), ce qui facilite grandement l'apprentissage d'une langue lorsqu'on connait déjà l'autre. Toutefois, la proximité peut également entrainer des confusions ou « faux amis » rendant nécessaire une attention particulière à ces points délicats.
Le portugais est la langue officielle et dominante au Brésil, mais d'autres langues indigènes, régionales et issues de l'immigration sont également pratiquées, bien que souvent de façon minoritaire. Certaines communautés autochtones et groupes linguistiques spécifiques continuent d’utiliser leurs propres langues de manière quotidienne.
Le Brésil fut colonisé par les Portugais suite au Traité de Tordesillas de 1494, qui partageait le Nouveau Monde entre l'Espagne et le Portugal. Ainsi, contrairement à la majorité des pays voisins colonisés par l'Espagne, le Brésil adopta la langue portugaise qui devint sa langue officielle.
En général, les Brésiliens peuvent comprendre le portugais européen sans grande difficulté, quoique certains accents prononcés ou expressions typiquement européennes puissent occasionner des incompréhensions mineures. Cependant, il existe une adaptation rapide entre locuteurs après un bref temps d'accoutumance.
Oui, le portugais parlé au Brésil présente des différences notables par rapport au portugais européen, tant au niveau du vocabulaire, des expressions idiomatiques que de la prononciation. Ces divergences résultent principalement de l'influence des populations indigènes, africaines et de divers mouvements migratoires survenus au fil du temps.

0% des internautes ont eu tout juste à ce quizz !
Question 1/5