Les océans sont plus acides aujourd'hui qu'il y a 100 ans principalement en raison de l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Une partie de ce CO2 est absorbée par les océans, entraînant une augmentation de l'acidité de l'eau, un processus appelé acidification des océans.
Depuis la révolution industrielle, on balance énormément de gaz carbonique (CO₂) dans l'atmosphère. Ça vient principalement de la combustion du pétrole, du charbon ou du gaz pour produire de l'énergie, chauffer nos maisons ou encore faire rouler nos voitures. Mais quand on brûle tous ces combustibles fossiles, le CO₂ libéré ne reste pas uniquement dans l'air. Une grosse partie finit par rejoindre les océans, ce qui perturbe sérieusement l'équilibre naturel. Résultat : plus il y a de pollution atmosphérique, plus les océans deviennent acides.
Les océans captent naturellement une grande partie du dioxyde de carbone (CO₂) présent dans l'atmosphère. Depuis la révolution industrielle, nos activités (industries, transports, agriculture...) rejettent beaucoup plus de CO₂ dans l'air. Du coup, les océans doivent en absorber davantage. Aujourd'hui, on estime qu'environ un quart du gaz carbonique produit par l'homme finit directement dans l'eau des océans. Forcément, ça bouscule l'équilibre naturel. Cette absorption excessive conduit directement à une augmentation de l'acidité des océans, appelée acidification des océans, un problème environnemental devenu important depuis une centaine d'années.
Les océans absorbent naturellement une grande partie du dioxyde de carbone (CO₂) présent dans l'atmosphère, comme une sorte d'éponge géante. Une fois dans l'eau, le CO₂ ne reste pas tel quel, il forme rapidement de l'acide carbonique. Cet acide se décompose ensuite en ions bicarbonates et en ions hydrogène. Et c'est justement l'accumulation de ces ions hydrogène (H⁺) qui rend l'eau plus acide, en baissant son pH. Résultat, l'eau devient moins accueillante pour de nombreux organismes marins, notamment ceux qui construisent leurs coquilles et squelettes en carbonate de calcium, une substance très sensible à l'acide.
L'acidification des océans perturbe directement certains organismes marins, surtout ceux à coquille ou à squelette calcaire comme les coraux, les mollusques (huîtres, moules) et certains planctons. Ces espèces galèrent à construire et maintenir leurs coquilles ou leurs squelettes calcaires dans un milieu devenu trop acide. Résultat : les récifs coralliens blanchissent, dépérissent, et tout l'écosystème qui en dépend (poissons, crustacés, tortues, etc.) s'affaiblit gravement. Moins visibles, certains changements touchent les petits organismes du plancton marin, pourtant essentiels au bon fonctionnement des chaînes alimentaires. Et quand les bases de la pyramide alimentaire vacillent, c'est toute la biodiversité marine qui en prend un coup.
Une des principales pistes, c'est de réduire les émissions de CO₂, particulièrement issues des combustibles fossiles, en misant sur des sources d'énergie plus propres comme le solaire ou l'éolien. Moins on produit de gaz à effet de serre, moins l'océan doit en absorber, logique. On peut aussi protéger et restaurer certains écosystèmes côtiers, genre mangroves ou herbiers marins, qui captent naturellement du carbone. Certaines techniques proposent même de retirer directement du CO₂ de l'atmosphère, mais ça reste un peu expérimental. Enfin, gérer mieux les zones maritimes en fixant des quotas de pêche ou en créant des réserves marines aide les écosystèmes à mieux résister face à l'acidification.
L’acidification océanique pourrait influencer le comportement et la survie des poissons en perturbant leurs capacités sensorielles, telles que l’odorat, impactant ainsi leur capacité à trouver de la nourriture et à éviter les prédateurs ?
Depuis le début de la révolution industrielle, le pH moyen des océans a chuté d'environ 0,1 unité, ce qui semble peu à première vue mais représente une augmentation d'environ 30 % de leur acidité ?
L'acidité accrue des océans peut rendre plus difficile pour certains organismes marins, comme les coraux et les coquillages, de construire et maintenir leurs coquilles composées principalement de carbonate de calcium ?
Certaines régions marines, notamment au large de la côte ouest des États-Unis, connaissent déjà des épisodes saisonniers d'acidification extrême, créant des défis majeurs pour l'industrie des fruits de mer locale et l'écosystème marin ?
Oui, certaines régions, telles que l'Arctique et certaines zones côtières, subissent une acidification plus prononcée. Par exemple, les eaux froides absorbent davantage de CO₂ et sont donc naturellement plus sensibles. De même, les régions touchées par un ruissellement important dû aux activités humaines peuvent aussi subir localement des taux plus élevés d'acidification.
Ces deux phénomènes découlent d'un même facteur principal : les émissions excessives de gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone (CO₂) produit principalement par les activités humaines. Tandis que le CO₂ atmosphérique entraîne le réchauffement global, le CO₂ absorbé par les océans provoque leur acidification, ce qui rend ces deux processus interdépendants.
Oui, l'acidification des océans peut perturber les écosystèmes marins et affecter directement les poissons et fruits de mer que nous consommons. En impactant la croissance et la survie d'espèces clés, comme les crustacés et les mollusques, elle menace les pêcheries commerciales et la sécurité alimentaire mondiale.
On ne peut complètement arrêter instantanément l'acidification actuelle, mais il est possible de la freiner significativement en réduisant nos émissions globales de CO₂, en améliorant la gestion des déchets et la qualité des eaux côtières. Des solutions technologiques, telles que la capture et la séquestration du carbone, ainsi que la restauration des écosystèmes marins (mangroves, herbiers marins), constituent aussi des approches prometteuses.
Parmi les signes observés, on note une fragilisation ou dissolution progressive des coquilles des animaux marins calcaires (coquillages, coraux), des difficultés accrues à construire des récifs coralliens solides, ainsi qu'une perturbation générale au niveau des écosystèmes marins et de la chaîne alimentaire.

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